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Qui est le Comportementaliste?

Dans la jungle du monde animalier il n'est pas facile de s'y retrouver!

Entre comportementaliste, éducateur, vétérinaire comportementaliste, éthologue,... Qui est qui et qui fait quoi?!!!

Un petit éclairage s'impose!


Comportementaliste, Educateur, Vétérinaire comportementaliste, éthologue... Comment s'y retrouver?...
Comportementaliste, Educateur, Vétérinaire comportementaliste, éthologue... Comment s'y retrouver?...

Le mot en lui-même sous entend qu’il est un spécialiste du comportement. Il est en effet formé en éthologie, science qui étudie le comportement d’une espèce donnée dans son milieu naturel, il maîtrise donc l’éthogramme de l’espèce en question, ses besoins fondamentaux, ses besoins physiologiques et psychologiques, son mode de fonctionnement

social, sa façon de communiquer avec ses congénères, etc. Pour autant le comportementaliste n’est pas un éthologue. On fait généralement appel à lui pour des animaux de compagnie. On fait appel à lui parce que des « dérives » comportementales rendent la cohabitation problématique, et donc la relation dysfonctionnelle. Or, dans une relation il y a, à minima, deux parties prenantes, ici, en l’occurrence, l’animal et l’humain. Le rôle du comportementaliste va être, en fait, de rétablir l’harmonie dans cette relation. II est donc un spécialiste de la relation Humain-Animal.


Le comportementaliste n’est donc pas un éthologue. En effet, le rôle de l’éthologue est d’étudier les comportements d’une espèce donnée dans son milieu naturel. Le milieu naturel n’étant pas toujours envisageable (disparition des conditions naturelles d’origine, contraintes logistiques pour l’étude du milieu naturel, etc), l’éthologie s’est étendue à l’étude des comportements d’une espèce donnée dans un milieu donné, mais dans la mesure du possible sans interaction avec l’Homme. Le comportementaliste, spécialiste de la relation humain-animal doit donc avoir des connaissances en éthologie (pour l’espèce en question) qu’il transposera à la vie quotidienne dans la société humaine, mais aussi en psychologie animale (pour l’espèce en question toujours), et en psychologie humaine. En effet l’entretien va se dérouler principalement avec l’humain. C’est l’humain, encore, et lui seul, qui pourra amener les changements nécessaires pour pourvoir aux besoins de l’animal et lui offrir un environnement équilibré et écologique dans lequel il pourra exprimer des comportements sains (pour son espèce) et acceptables (aux yeux de l’humain!). Aussi, devrait-on parler en réalité d'étho-psycho-comportementaliste.

Il n’est pas nécessaire, mais cependant assez intéressant et logique que l'étho-psycho-comportementaliste ait des connaissances en éducation afin de pouvoir accompagner ses clients jusqu’au bout. Une fois les questions de comportement résolues, il est souvent nécessaire de poursuivre avec quelques notions d’éducation (selon l’espèce concernée bien-sûr). A ce sujet, un bon éducateur n’interviendra que sur un animal en bonne santé et bien dans ses pattes et dans sa tête. Il refusera d’intervenir sur un animal présentant des comportements adaptatifs et conseillera la prise en charge préalable par un étho-psycho-comportementaliste. C’est aussi pourquoi avoir la double casquette peut être intéressant.

Quant à l'étho-psycho-comportementaliste, il n’intervient que sur des animaux en bonne santé. Il est donc de sa responsabilité de s’assurer, avant toute prise en charge, que l’animal a un suivi vétérinaire régulier et que toute cause médicale a été écartée.

En outre, il ne faut pas confondre l'étho-psycho-comportementaliste avec un vétérinaire comportementaliste. Si ce dernier est à priori formé pour prendre en charge les questions de comportement, il n’a en général pas de connaissance en psychologie humaine, pour amener le maître vers le changement. Prodiguer des conseils et une liste de choses à faire est bien souvent insuffisant et inefficace lorsqu’on s’oppose à la résistance au changement chez le maître. L’accompagnement humain est donc, rappelons-le, fondamental, et cela se fait par les techniques d'entretien et de communication, la gestion des émotions, les techniques de PNL, etc... auxquelles sont formé l'étho-psycho-comportementaliste. Par contre, seul le vétérinaire comportementaliste pourra avoir recours à la médication notamment en cas de trouble ou pathologie psychiatrique chez l’animal. Aussi, lui seul est habilité à faire un bilan comportemental, que ce soit pour une évaluation de la dangerosité d’un chien suite à une morsure, ou pour les chiens catégorisés.

Enfin, l'étho-psycho-comportementaliste n’est pas un psychologue. S’il possède des notions de psychologie humaine, c’est pour pouvoir accompagner l’humain dans l’amélioration de la relation, et connaître les limites de son intervention. En effet, en cas de véritable problématique psychologique ou pathologie psychiatrique, il devra inviter son client à se faire accompagner par un thérapeute approprié. Quant à la psychologie animale, elle représente là aussi un des nombreux outils à sa disposition, mais il serait abusif de le considérer comme un psychologue pour animaux, puisque c’est finalement surtout avec l’humain que le travail va se faire.


L'étho-psycho-comportementaliste n’est donc ni un éthologue, ni un vétérinaire, ni un vétérinaire comportementaliste, ni un psychologue, ni un éducateur… Il est à la croisée de toutes ces professions et collaborent avec elles en retour.

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